L’Association Action Égalité de chance pour Tous (AcEPT) s’engage en faveur d’un emploi décent pour les personnes handicapées au Togo. Cette organisation de la société civile a initié les  21 au 22 septembre à Atakpamé avec le soutien de la coopération allemande (BMZ) et Together we can do more de CBM, un atelier de formation à l’intention des décideurs, des organismes professionnels, syndicats et entreprises sur la thématique du handicap en lien avec la formation et l’insertion professionnelle. L’objectif est de contribuer à l’élimination des barrières pour un meilleur accès des personnes en situation de handicap au marché de l’emploi au Togo.

Le projet lié à l’emploi décent pour les personnes handicapées au Togo est piloté par la Fédération Togolaise des Associations de Personnes Handicapées (FETAPH).

Il s’est agi de former et de sensibiliser une vingtaine de participants sur les opportunités et défis de l’insertion des personnes en situation de handicap dans les programmes de formation et d’insertion professionnelle au niveau local et faire le suivi des mesures inclusives prises par les différents acteurs sur les effets des sensibilisations et formations réalisées en 2018 et 2019 entre autres.

Les modules de la formation ont porté sur « comprendre le handicap » et « accessibilité et accueil des personnes handicapées », suivis respectivement des travaux de réflexion sur des thèmes entre autres « expérience positives des décideurs et organismes professionnels sur les apprenti(es) et les patron (nes) en situation de handicap » et « les difficultés que les structures de formation rencontrent souvent dans la prise en charge des jeunes handicapés : quelles sont les solutions et / ou les mesures correctives prises ? ».

L’ouverture des travaux de cet atelier a été présidée par Mme Gninou T. Gnamissidè, chef division Action Sociale (représentant son directeur), en présence du président de Ac.EPT Akakpo Julien et son secrétaire exécutif Bodjona Yves.

A l’ouverture, Mme Gninou a félicité le gouvernement togolais pour ses actions en faveur des personnes en situation de handicap et a remercié Ac.EPT pour avoir choisi cette cible. M. Bodjona a remercié les différents partenaires qui ont soutenu cette initiative. Pour lui cette rencontre se veut un bilan sur le dit projet assorti des recommandations.

Dans le cadre du projet « Atténuation de l’impact économique du covid-19 sur les jeunes en situation de handicap », financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), la fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH) a organisé du 2 au 4 novembre 2022 à Dapaong, un atelier devant fixer les employeurs et formateurs sur la situation du handicap.

Officiels-formateurs-et-participants formation projet FETAPH USAID
Officiels-formateurs-et-participants formation projet FETAPH USAID

L’objectif de cette formation était de permettre à ces employeurs et formateurs issus des services publics et privés, des centres et ateliers de formation de la préfecture de Tône, de mieux comprendre la thématique du handicap et d’asseoir des stratégies pour mieux accompagner les personnes handicapées. Il s’agissait également de les amener à devenir de véritables promoteurs de l’inclusion sociale dans la préfecture. Les participants ont été instruits sur le handicap, l’accessibilité et l’aménagement raisonnable pour les personnes handicapées. Ils se sont également familiarisés avec les textes nationaux et internationaux en matière de formation et d’emploi de ces personnes. Les stagiaires ont aussi été outillés sur leurs devoirs et sur la gestion du handicap sur les lieux de travail. Ils ont, en outre appris davantage sur l’employabilité des jeunes au Togo, la contribution du secteur privé à l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

Le projet « Atténuation de l’impact économique du covid-19 sur les jeunes en situation de handicap » , de la FETAPH, Fiancé par  l’USAID  et qui s’étend sur 24 mois, vise à réduire l’impact de la crise économique liée au Covid-19 sur les perspectives d’autonomisation des jeunes handicapés, particulièrement des femmes dans trois villes du Togo à savoir : Atakpamé, Kara et Dapaong. Le président de la l’association  relais de la FETAPH a Dapaong, Tchirktema Damobe, a souligné que « le handicap n’est pas une fatalité mais une situation qui limite soit la mobilité, la vision, la capacité auditive et intellectuelle ». Il a convié les bénéficiaires à s’approprier les acquis de l’atelier et à être des modèles dans leurs communautés afin d’amener les autres à changer leur perception du handicap.

Dans la mise en œuvre des activités du PROGRECIPH, un symposium a été organisé. Ont répondu à cette grande messe internationale, 89 participants venant des fédérations nationales des organisations des personnes handicapées dont 27 sont des personnes handicapées et 38 des femmes. La délégation togolaise forte de 4 membres a été conduite par le President du Conseil d’Administration de la FETAPH, M.  AKAKPO-NUMADO Gratien, le 2ième Vice-Président de la FOAPH, M. AYASSOU Komivi Germain, le Directeur de Programme de la FETAPH, N’KEKPO M. K. Dodzi et le Coordonnateur Communication et Mobilisation des ressources, AFFO-WALOH Soli.

Grande première dans l’histoire de la Fédération Ouest Africaine des Associations des Personnes Handicapées (FOAPH), cette rencontre a été financée par Humanité & Inclusion/Handicap International, Sight Savers et l’Etat du Sénégal.

Cérémonie d’ouverture

Souhaitant la bienvenue aux délégations venues des 15 fédérations de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et du Gabon, le Président de la FOAPH, Yatma FALL a rendu un vibrant hommage à tout un chacun. Il a dressé l’historique de son institution qui fait la fierté des personnes handicapées en représentant un espoir d’inclusion de tous. Il n’a pas manqué de saluer l’Etat du Sénégal qui a donné toutes les facilités à notre organisation pour la tenue effective de cette activité. Il a paraphrasé l’ex-président américain ROOSEVELT, une personne handicapée en ces termes : ‘’le niveau de développement d’un pays ne se mesure pas à la hauteur de ses grattes ciels mais au niveau d’inclusion des personnes les plus vulnérables’’. En cela, il a félicité chaleureusement le Maire, Oumar Cissé car celui-ci a permis à une femme handicapée de ‘’passer du statut de mendiante dans les rues de Rufisque à conseillère municipale’’.

Répondant au Président de la FOAPH, Monsieur le Maire a salué le rôle déterminant que jouent les personnes handicapées dans la société. En cela ‘’la participation politique des personnes handicapées peut permettre de lever plusieurs barrières’’. Il est essentiel de distinguer entre citoyen actif et citoyen passif. Désormais, il ne s’agit plus de bénéficier des lois mais de jouer sa partition dans le processus de prise de décision.

Le Ministre d’Etat, Pr Ismaïla FALL, Conseiller Spécial du Président Macky SALL et constitutionnaliste a dans son discours d’ouverture remercié toutes les délégations ayant foulé le sol sénégalais pour répondre à ce symposium. Il a salué la pertinence de l’action des fédérations qui, au côté des gouvernements donnent des orientations stratégiques pour mieux répondre aux besoins de tous et surtout permettre la jouissance des droits des personnes handicapées. Il a rappelé que ‘’la participation des personnes handicapées à la vie publique et politique est un baromètre permettant de mesurer la vitalité démocratique d’un pays’’. Il a souhaité que les différents partages d’expérience permettent d’impulser le leadership des personnes handicapées car la participation est essentielle afin de répondre à l’agenda 2060 et les Objectifs du Développement Durable (ODD).

Pour y répondre à ces exigences internationales, il y a plusieurs défis à relever notamment :

Président du comité scientifique du symposium, tout en souhaitant des échanges fructueux au cours des travaux, il a déclaré les travaux ouverts.

Différents panels pour adresser des questions spécifiques

  1. Fondements juridiques de la participation des personnes handicapées à la vie politique et publique

Ce premier panel a été animé par Messieurs El Hadj Mamadou MANO et modéré par Brice ASSANGBE de Handicap International.

Pour le conférencier, il n’est pas question pour les personnes handicapées de quémander une place dans la sphère politique. L’article 29 de la Convention Internationale des Droits des Personnes Handicapées (CIDPH) fait obligation aux Etats parties de créer des mécanismes institutionnels qui permettent aux personnes handicapées de pouvoir participer à la vie publique. D’autres articles notamment les 1.1 ; 5 et 12 sont éloquents sur les mesures idoines à prendre pour rendre la participation des personnes handicapées effective.

  1. Etat des lieux sur la participation citoyenne et politique au Bénin et au Niger

Il a cité l’exemple de certains pays comme la Tunisie et l’Ouganda qui ont su trouver une approche qui permette la confidentialité du choix lors du vote quel qu’en soit le type de handicap. Ainsi en Tunisie, il a été institué un dispositif fait de trou qui correspond exactement à la disposition des candidats sur la liste électorale.  Pour la personne malvoyante ou non voyante et surtout analphabète, il suffira de glisser une petite bille au trou correspondant. Ce qui garantit l’équité du scrutin.

En Ouganda, la mise en place des quotas, a permis de reconfigurer le parlement grâce à un système électoral qui permet de réserver des sièges à des personnes handicapées.

Au Niger en 1987, le Ministre de la Justice était une personne non voyante. Il est considéré à ce jour comme le meilleur ministre de la justice de ce pays depuis les indépendances. Il a été Président de la Cour Constitutionnelle pendant près d’une décennie. Il a continué de conseiller tous les gouvernants de son pays jusqu’au soir de sa vie.

En revanche dans d’autres pays, le handicap n’est pas encore une question des droits humains. Vu l’état de handicap physique, à l’aéroport d’Abidjan, les agents commis à l’accueil des voyageurs ont exigé de payer des frais supplémentaires afin d’activer l’escalator.

Pour finir, l’orateur a vivement souhaité la pleine implication des personnes handicapées, seule alternative pour pouvoir mesurer réellement le potentiel de chaque citoyen d’autant plus que ‘’la politique est une chose très précieuse qu’on ne doit pas être confiée au seul politique’’

  1. Mécanismes et outils innovants pour la participation politique

Les barrières les plus rebutantes pour la participation des personnes handicapées sont physiques, communicationnelles et comportementales.

Au-delà de l’environnement qui est hostile, handicapant du fait de l’inaccessibilité physique et géographique de la sphère politique, les préjugés qui perdurent depuis l’antiquité qui fait de la validité, une condition sine qua non de l’habileté à accomplir une tâche spécifique, la politique en Afrique se fait dans une langue étrangère. En effet, ne pas maitriser la langue de Molière est une damnation de même que la langue de Shakespeare. Bien que la majorité de la population soit analphabète, seules les langues officielles que sont l’anglais, le français, l’espagnol et le portugais restent les instruments linguistiques de la vie politique. Ce qui représente un frein à la participation de tous.

Abordant l’exemple du Sénégal, Dr Mamadou Lamine FATY, Directeur de la Promotion et la Protection des personnes handicapées, a fait un état des lieux.

Il a évoqué la carte d’égalité des chances (CEC) qui donne accès à 5 services sociaux. Pour adresser les différentes demandes des citoyens handicapés, 272 608 projets individuels ont été réalisés avec une enveloppe financière de 20, 9 milliards depuis 2012. En perspective, il est prévu l’instauration d’un quota de 15% pour les recrutements à tous les concours organisés par l’Etat.

  1. Bonnes pratiques et expériences réussies en matière d’éducation à la citoyenneté et à la vie politique

La participation politique est très importante pour assurer un développement qui réponde aux aspirations de tous. Pour ce faire, une société brésilienne a inventé un outil appelé ‘’indice de participation sociale ou citoyenne ‘’IPS’’. Cet outil est numéroté de 0 à 20. Il revêt 5 dimensions.

La notation se fait à travers une matrice composée des 5 dimensions sur 4 colonnes. Le nombre de point maximal étant de 4.

A l’issue de cette pondération, on distingue différents types de participation selon Sarah WHITE :

En application de ces outils, au Burkina Faso, les Organisations de personnes handicapées jaugent l’action publique. Pour plus d’efficacité et efficience des actions sur le terrain, il urge de créer une inféodation des OPH aux OSC. Tout au moins, le plus grand défi, reste la sincérité des acteurs qui souvent privilégient leurs intérêts au détriment des OPH. L’autre défi, reste la faible expertise des OPH dans le domaine politique à cause de leur faible implication dans le jeu politique.

  1. Prise en compte du genre, participation des femmes et jeunes handicapées à la vie publique, politique et citoyenne

La conférencière abordant ce sujet a dit ‘’c’est de la maison qu’on dirige l’extérieur, la société’’… Madame le Ministre Ngoné NDOYE, ancienne Ministre des Sénégalais de l’Extérieur, Ancienne Sénatrice, Ancienne Maire et actuelle Présidente du Collectif des Sénégalis de la Diaspora.

Elle a loué le premier rôle que jouait la femme dans la société africaine pré coloniale. Dans cette lancée, elle a invité les filles à se forger une place dans l’arène politique car il n’y aura pas de traitements préférentiels pour une catégorie de citoyens.

S’adressant spécifiquement aux personnes handicapées, elle les a invité à regagner les rangs pour défendre leurs droits car personne ne leur fera de cadeau. Elle a résumé son parcours politique et civil pour inciter chaque fille à embrasser le parcours de combattant qui est un devoir envers sa mère, patrie.

Analysant la pertinence des échanges sur la participation politique des personnes handicapées, elle a souligné « j’ai appris en deux jours, ce que j’ai passé une vie à ignorer ».

Enfin, elle a lancé un cri militant en faveur de l’inclusion des dialectes africaines dans le jeu politique car ‘’les dialectes sont un moyen par excellence d’expression par excellence’’

  1. Enjeux, défis et perspectives pour la participation des personnes handicapées dans la vie publique et politique
  2. Partenariat public et privé : la prise en charge des groupes vulnérables (responsabilité sociale de l’entreprise) (RSE))

Déclaration de Dakar sur la participation des personnes handicapées à la vie politique et publique

Afin de concrétiser les résultats des travaux du symposium, une déclaration a été rédigée et lue aux participants. Véritable feuille de route pour une intégration réussie des personnes handicapées dans la sphère politique, elle part des droits humains édictés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) pour mettre un terme à l’exclusion, à la stigmatisation bref au développement séparé, institué par les hommes depuis toujours.

Cette rencontre internationale marque un point d’ancrage de la FOAPH dans le plaidoyer actif envers les Etats pour changer de politique. Il n’est plus question d’être des citoyens passifs comme à l’accoutumée mais des acteurs engagés au service de la nation tout entière. La personne handicapée a un rôle à jouer. Le développement économique ne peut se faire en se passant de la force motrice de plus de 80 millions de personnes dans l’espace CEDEAO.

Cérémonie de clôture

Dans son mot de fin, le Président de la FOAPH a tenu à remercier la grande attention que tous les participants ont accordé à tous les panels. Il a salué la qualité des échanges et surtout la pertinence de la Déclaration issue des travaux. Il a chaleureusement félicité toutes les délégations qui ont répondu à son invitation.

La Directrice Générale de la Famille, a exprimé sa satisfaction devant la détermination des participants à donner un nouveau sens à l’action politique. Cette détermination est contenue dans la déclaration issue des travaux. Elle a souhaité un bon retour à toutes les délégations avant de clore les débats.

GRANDES ORIENTATIONS DU SYMPOSIUM

  1. La nécessité que les personnes handicapées s’engagent en politique
  2. Faire le plaidoyer pour rendre le code électoral inclusif surtout en mettant des conditions qui favorisent la candidature et le vote des personnes handicapées
  3. Dans la mesure du possible, avoir un quota pour la représentation des personnes handicapées dans les institutions de la république
  4. Promouvoir la nomination des personnes handicapées aux postes politiques et administratifs

Les activités du projet « sport sans barrières » ont connu leur épilogue le vendredi 29 avril par un match d’exhibition de basketball en fauteuil roulant sur le terrain d’Akassimé à Lomé.

Le match qui a opposé Worriors à Sacramento a vu la victoire de Worriors par 28 points contre 18.

Lancées depuis le 7 mai 2021, ce projet qui a permis à la personne handicapée de s’intégrer dans le sport, a formé 25 athlètes dans plusieurs disciplines sportives, notamment en basketball, haltérophilie et en maniement de ballon. A travers ce match de basketball en fauteuil roulant, le jonglage de ballon (football) et une démonstration de force, les athlètes ont surpris positivement le public par une prestation sportive.

C’était l’occasion pour la Fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH) de présenter au public les acquis du projet en termes d’apprentissage ; d’évaluer les performances des athlètes et de clôturer officiellement le projet «sport sans barrières».

Le coordonnateur du projet, Affo-Waloh Soli a relevé que la pratique des activités sportives par les personnes handicapées s’est régularisée progressivement au cours du XXe siècle avec des « Jeux silencieux internationaux » pour les sourds et malentendants depuis 1924 et depuis les années 1960, des « Jeux paralympiques » et des « Jeux Olympiques spéciaux » ouverts aux « athlètes ayant une déficience intellectuelle ».

Malgré que de nos jours, l’image d’une personne handicapée pratiquant du sport soit répandue, il existe encore de nombreux pays où cette pratique demeure problématique. « Ces progrès peinent à s’appliquer dans les pays en voie de développement comme le Togo, à cause des ressources qui manquent pour s’entrainer correctement. Cette situation empêche les professionnels et les amateurs du sport de participer honorablement aux évènements para sportifs régionaux et internationaux comme le para-Olympic », a poursuivi M. Affo-Waloh. il  a affirmé que les activités sportives n’offrent pas spontanément le visage de sphères particulièrement discriminatoires au regard de la participation des personnes handicapées mais à une confrontation des barrières majeures qui limitent leur accès et leur participation au sport et à l’activité physique. « Ces barrières ont un impact sur la mise en place des programmes qui utilisent le sport et l’activité physique pour atteindre des objectifs de développement plus large », a-t-il poursuivi.

Le projet «sport sans barrières» a été financé par la GIZ à travers son Programme de développement économique durable (ProDED) et mis en œuvre par la Fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH) en partenariat avec le Centre Vital Club et la Fédération togolaise des sports paralympiques (FETOSPA).

Le chef du Pro-DED, André Roenne a indiqué que son programme a financé ce projet afin d’encourager les personnes handicapées à se développer en sport. « Pour leur permettre d’avoir de l’espoir dans le monde du sport nous avons en collaboration avec la salle de Gymnastique Vital club mis en œuvre ce projet. Cette salle dispose des entraineurs qualifiés pour former des athlètes selon leur besoins spécifiques », a-t-il poursuivi.

Le porte-parole des bénéficiaires, M. Pigbéda Anicet a souligné que ce projet est une action de promotion des droits des personnes handicapées en termes d’épanouissement et de loisirs. Il a lancé un appel à d’autres bonnes volontés pour initier des projets similaires pour le plein épanouissement de la personne handicapée.

Pour la directrice de Vital club, Blakimé Nana, sa salle de sport a eu à les entraîner à avoir confiance en eux-mêmes. « Il y a eu un travail pédagogique et psychologique avant de passer à l’acquisition de la force. Nous les avons entraînés afin de montrer au monde qu’un handicap n’est pas une fin en soi. Étant handicapé on peut réaliser beaucoup de choses. Ils ont été entrainés en athlétismes, basketball, football et en haltérophilie. Parmi eux il y a une qui a représenté le Togo au JO », a-t-elle confié.

La cérémonie a pris fin par la remise d’attestation de participation aux bénéficiaires du projet.

Le président de la FETAPH, Gratien Akakpo-Noumado et président par intérim de FETOSPA,Victor Alipui ont assisté à la cérémonie de clôture du projet.

Photo de famille du comité de pilotage du projet FHAIT
Photo de famille des membres du comité de pilotage du projet FHAIT

Depuis novembre 2019, le projet ‘’Femmes Handicapées en Activité pour l’Inclusion au Togo’’ a permis la formation de 133 Groupements d’Epargne et de Crédit (GEC) au bénéfice de 2 771 personnes dont 2310 femmes et 461 hommes handicapées.

Pour le Président de la FETAPH, Gratien AKAKPO-NUMADO, œuvrer pour faciliter l’autonomie sociale et financière des femmes handicapées c’est assurer leur épanouissement intégral, et donc l’inclusion sociale de la personne handicapée dans notre pays.

Notons que  ce projet est financé  à hauteur de 842 210 €  par CBM  partenaire stratégique de l’Association pour la Promotion des Femmes Handicapées au Togo (APROFEHTO).

La FETAPH a organisé un atelier de formation de trois jours du 15 au 17 mars 2022, sur sa « Politique de sauvegarde des enfants et des adultes vulnérables’’ et les procédures de sauvegarde de l’enfant »

Cet atelier a réuni quarante-cinq (45) personnes issues du Conseil d’Administration, du personnel de la direction de programmes, des organisations membres et partenaires de la FETAPH provenant des cinq (5) régions économiques du Togo (Savanes, Kara, Centrale, Plateaux et Maritime). Parmi les participants on note dix-neuf (19) personnes handicapées et neuf (9) femmes.
Cette formation se situe dans le cadre de l’actualisation de la politique de la FETAPH en matière de sauvegarde de l’enfant et vise la création d’un environnement protecteur pour les enfants, particulièrement les enfants handicapés et vulnérables.

Cet atelier a permis aux participants de prendre connaissance du contenu de la ‘’Politique de sauvegarde des enfants et des adultes vulnérables’’ de la FETAPH, du code de conduite et des procédures de signalement des cas d’abus. Il convient de noter que le code de conduite met l’accent sur ce que le personnel et les associés de la FETAPH doivent faire et ce qui est interdit de faire aux enfants et aux adultes vulnérables.

La formation a été organisée grâce à l’appui financier de la Fondation Liliane, dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’appui à l’inclusion des enfants et jeunes handicapés dans la société.
Elle a été animée par M. KEGBAO Fousseni, Conseiller en Droit et Protection de l’Enfant à Plan International Togo.

quelques  photos de l’atelier

Un atelier de restitution a réuni ce 25 février 2022  le personnel de la Fédération Togolaise des Associations de Personnes Handicapées (FETAPH) au siège de la dite Fédération dans la préfecture d’Agoe-Nyivé, banlieue nord de Lomé. Cet atelier fait suite à une formation en ligne de dix semaines dispensée par l’organisation canadienne de défense des droits de l’Homme, Equitas, à travers son programme « Connectons pour les droits ». Programme de formation auquel Brice Bando a eu la chance de participer pour le compte de la FETAPH. Il s’agit donc pour le formateur de partager avec ses ex- collègues les connaissances acquises au cours de ce programme de Formation.

A l’entame de cet atelier de partage, le Directeur de programmes de la FETAPH, Didier N’Kekpo, a laissé entendre que la question du genre est une question préoccupante parce qu’elle met en exergue le rôle social qui est attribué au sexe. « En Afrique, la femme est considérée comme le sexe faible qui peut subir toutes les brimades et à qui on attribue des rôles sociaux indus » a-t-il dit. De ce fait, il a poursuivi, «le lien entre cette thématique et les droits humains donne la possibilité à cette couche vulnérable de la population de s’épanouir».

Au programme de la formation, trois modules à savoir : les généralités sur les droits humains; l’égalité de genre et les inégalités de genre.

A l’issue de cette formation, il s’agit de permettre à la FETAPH de mettre en œuvre la dynamique du genre dans ces activités.

Une des participantes de cette formation,  Clémence Allokpenou, Coordinatrice du volet genre au sein de la FETAPH, n’a pas manqué de révéler son intérêt  pour la formation. « Nous attendons  mieux prendre en compte ces questions au profit des personnes handicapées. La faîtière des organisations en charge de la protection de la personne handicapée œuvre déjà sur la thématique du genre mais cette rencontre nous permettra dans nos actions, d’accorder une attention particulière aux difficultés que rencontrent ces personnes handicapées dans leur quotidien », a souligné Mme Allokpenou.

D’octobre à décembre 2021, Equitas, a initié  en ligne un programme de formation dénommé « Connectons pour les droits » à l’intention des défenseurs et défenseuses des droits humains du monde entier sur des questions relatives à l’éducation aux droits humains (Notion de Droits humains, culture des droits humains, approche fondée sur les droits humains, approche participative, approche genre, suivi-évaluation des questions de droits de l’Homme, etc).

 

Cette formation a été possible grâce à l’appui financier du gouvernement canadien à travers Affaires mondiales Canada. Basé au Canada, Equitas a été fondé à Montréal en 1967 par un groupe d’éminents universitaires et militants sociaux tels que le co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Il est aujourd’hui présent  dans 144 pays, 6700 défenseurs des droits de l’Homme ont participé à ces formations, 4 310 000 personnes sensibilisées grâce à ses programmes dans le monde entier.

Togo/ KOMBATE LARE Kombéna, une fille non-voyante qui émerveille ....
Togo/ KOMBATE LARE Kombéna, une fille non-voyante qui émerveille ….

Kombéna est une jeune fille issue de l’union de KOMBATE LARE et de LARE Moyéme. Née le 07 Décembre 2004 à Dapaong d’une famille monogame de quatre enfants, 03 filles et un garçon dont Kombéna est la benjamine. elle et sa grande sœur sont non-voyante ; et  orphelines de père depuis 2020. Elle vit avec sa mère dans la grande famille c’est-à-dire dans la maison du grand-père paternel au quartier Natbagou à Dapaong. La maman de Kombéna se débrouille avec son petit commerce pour subvenir aux besoins de ses enfants. Cinq mois après la naissance de Kombéna, elle était tombée malade et après, elle a perdu la vue.

Quand Kombéna avait l’âge d’être scolarisée, les parents l’ont amené à l’école spécialisée SEFRAH où elle a commencé son initiation au braille. C’est après cela qu’elle a continué à l’école Primaire Publique Bodjopal où elle obtint son Certitficat d’Étude Premier Degré (CEPD) et fit son entrée au collège. Il faut noter que c’est une fille qui travaille très bien à l’école, curieuse et pose beaucoup de questions pour comprendre. Cette année scolaire 2021-2022, Kombéna est en classe de 5ème avec une moyenne de 15/20 au Lycée Kombonloaga à Dapaong.

le soutien que benefici Kombéna, s’inscrive dans le cadre de La mise en œuvre du projet “Promotion de l’inclusion des enfants handicapés visuels dans l’éducation primaire et secondaire”. Toute la famille de Kombéna est vraiment reconnaissante par rapport à l’appui que bénéficie leur enfant afin de faciliter sa scolarisation. C’est l’occasion de dire un sincère merci à la Fondation Liliane et la FETAPH pour tous les efforts consentis pour l’autonomisation des personnes handicapées.