Du 20 au 24 décembre 2022, une équipe de projet conduit par monsieur Marc Analène, Coordonnateur de projet à la FETAPH, a réalisé une mission de supervision à mis parcours du projet Atténuation des effets économique du COVID-19 sur les jeunes Handicapés au Togo pour faire le suivi des acteurs locaux de mise en œuvre ainsi que quelques employeurs formés et sensibilisés précédemment sur l’employabilité des Personnes handicapées. A Dapaong, Kara, et Atakpamé.

La mission de supervision a permis de rencontrer et d’échanger avec 15 employeurs et patrons/patronnes d’atelier; 6 à Dapaong, 4 à Kara et 5 à Atakpamé. 26 jeunes handicapés sont en formations dans les centres et atelier de formation et 3 personnes handicapées sont employés par les patrons et responsables de centres de formations.

Les échanges ont porté essentiellement sur les acquis de la formation qu’ils ont reçue et comment est-ce qu’ils comptent les mettent en application dans l’encadrent des jeunes handicapés en formation dans leurs ateliers ou centres de formation.

De manière générale le constat aux patrons et responsables de centre de formation est le changement de mentalité vis-à-vis des personnes handicapées. En effet, certains patrons ou employeurs pensaient que la personne handicapée ne serait pas capable de mener certaines activités. Mais avec la formation reçue, ils comprennent qu’il faut plutôt que les conditions soient réunies et rendues favorables pour que les personnes handicapées apprennent au même titre d’égalité que les autres. Pour ce faire ces derniers ont pris l’engagement à l’issue de la formation de travailler à l’accessibilité physique de leur ateliers et lieu de travail. Chaque employeur ou patron formé a à son tour sensibilisé ses employés ou apprentis sur l’inclusion et l’acceptation des personnes handicapées et leurs droits à l’emploi.

l’équipe de mission a également saisie l’occasion pour échanger avec les membres de chaque commission d’orientation dans chacune des villes. Les échanges ont permis d’aborder les activités réalisées depuis le lancement du projet et de s’attarder également sur les difficultés que chaque commission rencontre dans la mise en œuvre puis de faire des recommandations pour un meilleur fonctionnement des commissions.

Notons que le projet « Atténuation de l’impact économique du Covid-19 sur les jeunes handicapés »  est un projet financé par USAID pour une période de deux ans, il concerne les villes de Dapaong, Kara et Atakpamé et renforce l’employabilité et la création d’emplois pour les jeunes handicapés, en particulier les filles et les femmes. Il accompagne et finance les jeunes et les artisans handicapés qui ont fini leur apprentissage et manquent de moyens pour s’installer ainsi que des patrons handicapés déjà installés mais affectés par le Covid-19.

L’Association Action Égalité de chance pour Tous (AcEPT) s’engage en faveur d’un emploi décent pour les personnes handicapées au Togo. Cette organisation de la société civile a initié les  21 au 22 septembre à Atakpamé avec le soutien de la coopération allemande (BMZ) et Together we can do more de CBM, un atelier de formation à l’intention des décideurs, des organismes professionnels, syndicats et entreprises sur la thématique du handicap en lien avec la formation et l’insertion professionnelle. L’objectif est de contribuer à l’élimination des barrières pour un meilleur accès des personnes en situation de handicap au marché de l’emploi au Togo.

Le projet lié à l’emploi décent pour les personnes handicapées au Togo est piloté par la Fédération Togolaise des Associations de Personnes Handicapées (FETAPH).

Il s’est agi de former et de sensibiliser une vingtaine de participants sur les opportunités et défis de l’insertion des personnes en situation de handicap dans les programmes de formation et d’insertion professionnelle au niveau local et faire le suivi des mesures inclusives prises par les différents acteurs sur les effets des sensibilisations et formations réalisées en 2018 et 2019 entre autres.

Les modules de la formation ont porté sur « comprendre le handicap » et « accessibilité et accueil des personnes handicapées », suivis respectivement des travaux de réflexion sur des thèmes entre autres « expérience positives des décideurs et organismes professionnels sur les apprenti(es) et les patron (nes) en situation de handicap » et « les difficultés que les structures de formation rencontrent souvent dans la prise en charge des jeunes handicapés : quelles sont les solutions et / ou les mesures correctives prises ? ».

L’ouverture des travaux de cet atelier a été présidée par Mme Gninou T. Gnamissidè, chef division Action Sociale (représentant son directeur), en présence du président de Ac.EPT Akakpo Julien et son secrétaire exécutif Bodjona Yves.

A l’ouverture, Mme Gninou a félicité le gouvernement togolais pour ses actions en faveur des personnes en situation de handicap et a remercié Ac.EPT pour avoir choisi cette cible. M. Bodjona a remercié les différents partenaires qui ont soutenu cette initiative. Pour lui cette rencontre se veut un bilan sur le dit projet assorti des recommandations.

Dans le cadre du projet « Atténuation de l’impact économique du covid-19 sur les jeunes en situation de handicap », financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), la fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH) a organisé du 2 au 4 novembre 2022 à Dapaong, un atelier devant fixer les employeurs et formateurs sur la situation du handicap.

Officiels-formateurs-et-participants formation projet FETAPH USAID
Officiels-formateurs-et-participants formation projet FETAPH USAID

L’objectif de cette formation était de permettre à ces employeurs et formateurs issus des services publics et privés, des centres et ateliers de formation de la préfecture de Tône, de mieux comprendre la thématique du handicap et d’asseoir des stratégies pour mieux accompagner les personnes handicapées. Il s’agissait également de les amener à devenir de véritables promoteurs de l’inclusion sociale dans la préfecture. Les participants ont été instruits sur le handicap, l’accessibilité et l’aménagement raisonnable pour les personnes handicapées. Ils se sont également familiarisés avec les textes nationaux et internationaux en matière de formation et d’emploi de ces personnes. Les stagiaires ont aussi été outillés sur leurs devoirs et sur la gestion du handicap sur les lieux de travail. Ils ont, en outre appris davantage sur l’employabilité des jeunes au Togo, la contribution du secteur privé à l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

Le projet « Atténuation de l’impact économique du covid-19 sur les jeunes en situation de handicap » , de la FETAPH, Fiancé par  l’USAID  et qui s’étend sur 24 mois, vise à réduire l’impact de la crise économique liée au Covid-19 sur les perspectives d’autonomisation des jeunes handicapés, particulièrement des femmes dans trois villes du Togo à savoir : Atakpamé, Kara et Dapaong. Le président de la l’association  relais de la FETAPH a Dapaong, Tchirktema Damobe, a souligné que « le handicap n’est pas une fatalité mais une situation qui limite soit la mobilité, la vision, la capacité auditive et intellectuelle ». Il a convié les bénéficiaires à s’approprier les acquis de l’atelier et à être des modèles dans leurs communautés afin d’amener les autres à changer leur perception du handicap.

Dans la mise en œuvre des activités du PROGRECIPH, un symposium a été organisé. Ont répondu à cette grande messe internationale, 89 participants venant des fédérations nationales des organisations des personnes handicapées dont 27 sont des personnes handicapées et 38 des femmes. La délégation togolaise forte de 4 membres a été conduite par le President du Conseil d’Administration de la FETAPH, M.  AKAKPO-NUMADO Gratien, le 2ième Vice-Président de la FOAPH, M. AYASSOU Komivi Germain, le Directeur de Programme de la FETAPH, N’KEKPO M. K. Dodzi et le Coordonnateur Communication et Mobilisation des ressources, AFFO-WALOH Soli.

Grande première dans l’histoire de la Fédération Ouest Africaine des Associations des Personnes Handicapées (FOAPH), cette rencontre a été financée par Humanité & Inclusion/Handicap International, Sight Savers et l’Etat du Sénégal.

Cérémonie d’ouverture

Souhaitant la bienvenue aux délégations venues des 15 fédérations de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et du Gabon, le Président de la FOAPH, Yatma FALL a rendu un vibrant hommage à tout un chacun. Il a dressé l’historique de son institution qui fait la fierté des personnes handicapées en représentant un espoir d’inclusion de tous. Il n’a pas manqué de saluer l’Etat du Sénégal qui a donné toutes les facilités à notre organisation pour la tenue effective de cette activité. Il a paraphrasé l’ex-président américain ROOSEVELT, une personne handicapée en ces termes : ‘’le niveau de développement d’un pays ne se mesure pas à la hauteur de ses grattes ciels mais au niveau d’inclusion des personnes les plus vulnérables’’. En cela, il a félicité chaleureusement le Maire, Oumar Cissé car celui-ci a permis à une femme handicapée de ‘’passer du statut de mendiante dans les rues de Rufisque à conseillère municipale’’.

Répondant au Président de la FOAPH, Monsieur le Maire a salué le rôle déterminant que jouent les personnes handicapées dans la société. En cela ‘’la participation politique des personnes handicapées peut permettre de lever plusieurs barrières’’. Il est essentiel de distinguer entre citoyen actif et citoyen passif. Désormais, il ne s’agit plus de bénéficier des lois mais de jouer sa partition dans le processus de prise de décision.

Le Ministre d’Etat, Pr Ismaïla FALL, Conseiller Spécial du Président Macky SALL et constitutionnaliste a dans son discours d’ouverture remercié toutes les délégations ayant foulé le sol sénégalais pour répondre à ce symposium. Il a salué la pertinence de l’action des fédérations qui, au côté des gouvernements donnent des orientations stratégiques pour mieux répondre aux besoins de tous et surtout permettre la jouissance des droits des personnes handicapées. Il a rappelé que ‘’la participation des personnes handicapées à la vie publique et politique est un baromètre permettant de mesurer la vitalité démocratique d’un pays’’. Il a souhaité que les différents partages d’expérience permettent d’impulser le leadership des personnes handicapées car la participation est essentielle afin de répondre à l’agenda 2060 et les Objectifs du Développement Durable (ODD).

Pour y répondre à ces exigences internationales, il y a plusieurs défis à relever notamment :

Président du comité scientifique du symposium, tout en souhaitant des échanges fructueux au cours des travaux, il a déclaré les travaux ouverts.

Différents panels pour adresser des questions spécifiques

  1. Fondements juridiques de la participation des personnes handicapées à la vie politique et publique

Ce premier panel a été animé par Messieurs El Hadj Mamadou MANO et modéré par Brice ASSANGBE de Handicap International.

Pour le conférencier, il n’est pas question pour les personnes handicapées de quémander une place dans la sphère politique. L’article 29 de la Convention Internationale des Droits des Personnes Handicapées (CIDPH) fait obligation aux Etats parties de créer des mécanismes institutionnels qui permettent aux personnes handicapées de pouvoir participer à la vie publique. D’autres articles notamment les 1.1 ; 5 et 12 sont éloquents sur les mesures idoines à prendre pour rendre la participation des personnes handicapées effective.

  1. Etat des lieux sur la participation citoyenne et politique au Bénin et au Niger

Il a cité l’exemple de certains pays comme la Tunisie et l’Ouganda qui ont su trouver une approche qui permette la confidentialité du choix lors du vote quel qu’en soit le type de handicap. Ainsi en Tunisie, il a été institué un dispositif fait de trou qui correspond exactement à la disposition des candidats sur la liste électorale.  Pour la personne malvoyante ou non voyante et surtout analphabète, il suffira de glisser une petite bille au trou correspondant. Ce qui garantit l’équité du scrutin.

En Ouganda, la mise en place des quotas, a permis de reconfigurer le parlement grâce à un système électoral qui permet de réserver des sièges à des personnes handicapées.

Au Niger en 1987, le Ministre de la Justice était une personne non voyante. Il est considéré à ce jour comme le meilleur ministre de la justice de ce pays depuis les indépendances. Il a été Président de la Cour Constitutionnelle pendant près d’une décennie. Il a continué de conseiller tous les gouvernants de son pays jusqu’au soir de sa vie.

En revanche dans d’autres pays, le handicap n’est pas encore une question des droits humains. Vu l’état de handicap physique, à l’aéroport d’Abidjan, les agents commis à l’accueil des voyageurs ont exigé de payer des frais supplémentaires afin d’activer l’escalator.

Pour finir, l’orateur a vivement souhaité la pleine implication des personnes handicapées, seule alternative pour pouvoir mesurer réellement le potentiel de chaque citoyen d’autant plus que ‘’la politique est une chose très précieuse qu’on ne doit pas être confiée au seul politique’’

  1. Mécanismes et outils innovants pour la participation politique

Les barrières les plus rebutantes pour la participation des personnes handicapées sont physiques, communicationnelles et comportementales.

Au-delà de l’environnement qui est hostile, handicapant du fait de l’inaccessibilité physique et géographique de la sphère politique, les préjugés qui perdurent depuis l’antiquité qui fait de la validité, une condition sine qua non de l’habileté à accomplir une tâche spécifique, la politique en Afrique se fait dans une langue étrangère. En effet, ne pas maitriser la langue de Molière est une damnation de même que la langue de Shakespeare. Bien que la majorité de la population soit analphabète, seules les langues officielles que sont l’anglais, le français, l’espagnol et le portugais restent les instruments linguistiques de la vie politique. Ce qui représente un frein à la participation de tous.

Abordant l’exemple du Sénégal, Dr Mamadou Lamine FATY, Directeur de la Promotion et la Protection des personnes handicapées, a fait un état des lieux.

Il a évoqué la carte d’égalité des chances (CEC) qui donne accès à 5 services sociaux. Pour adresser les différentes demandes des citoyens handicapés, 272 608 projets individuels ont été réalisés avec une enveloppe financière de 20, 9 milliards depuis 2012. En perspective, il est prévu l’instauration d’un quota de 15% pour les recrutements à tous les concours organisés par l’Etat.

  1. Bonnes pratiques et expériences réussies en matière d’éducation à la citoyenneté et à la vie politique

La participation politique est très importante pour assurer un développement qui réponde aux aspirations de tous. Pour ce faire, une société brésilienne a inventé un outil appelé ‘’indice de participation sociale ou citoyenne ‘’IPS’’. Cet outil est numéroté de 0 à 20. Il revêt 5 dimensions.

La notation se fait à travers une matrice composée des 5 dimensions sur 4 colonnes. Le nombre de point maximal étant de 4.

A l’issue de cette pondération, on distingue différents types de participation selon Sarah WHITE :

En application de ces outils, au Burkina Faso, les Organisations de personnes handicapées jaugent l’action publique. Pour plus d’efficacité et efficience des actions sur le terrain, il urge de créer une inféodation des OPH aux OSC. Tout au moins, le plus grand défi, reste la sincérité des acteurs qui souvent privilégient leurs intérêts au détriment des OPH. L’autre défi, reste la faible expertise des OPH dans le domaine politique à cause de leur faible implication dans le jeu politique.

  1. Prise en compte du genre, participation des femmes et jeunes handicapées à la vie publique, politique et citoyenne

La conférencière abordant ce sujet a dit ‘’c’est de la maison qu’on dirige l’extérieur, la société’’… Madame le Ministre Ngoné NDOYE, ancienne Ministre des Sénégalais de l’Extérieur, Ancienne Sénatrice, Ancienne Maire et actuelle Présidente du Collectif des Sénégalis de la Diaspora.

Elle a loué le premier rôle que jouait la femme dans la société africaine pré coloniale. Dans cette lancée, elle a invité les filles à se forger une place dans l’arène politique car il n’y aura pas de traitements préférentiels pour une catégorie de citoyens.

S’adressant spécifiquement aux personnes handicapées, elle les a invité à regagner les rangs pour défendre leurs droits car personne ne leur fera de cadeau. Elle a résumé son parcours politique et civil pour inciter chaque fille à embrasser le parcours de combattant qui est un devoir envers sa mère, patrie.

Analysant la pertinence des échanges sur la participation politique des personnes handicapées, elle a souligné « j’ai appris en deux jours, ce que j’ai passé une vie à ignorer ».

Enfin, elle a lancé un cri militant en faveur de l’inclusion des dialectes africaines dans le jeu politique car ‘’les dialectes sont un moyen par excellence d’expression par excellence’’

  1. Enjeux, défis et perspectives pour la participation des personnes handicapées dans la vie publique et politique
  2. Partenariat public et privé : la prise en charge des groupes vulnérables (responsabilité sociale de l’entreprise) (RSE))

Déclaration de Dakar sur la participation des personnes handicapées à la vie politique et publique

Afin de concrétiser les résultats des travaux du symposium, une déclaration a été rédigée et lue aux participants. Véritable feuille de route pour une intégration réussie des personnes handicapées dans la sphère politique, elle part des droits humains édictés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) pour mettre un terme à l’exclusion, à la stigmatisation bref au développement séparé, institué par les hommes depuis toujours.

Cette rencontre internationale marque un point d’ancrage de la FOAPH dans le plaidoyer actif envers les Etats pour changer de politique. Il n’est plus question d’être des citoyens passifs comme à l’accoutumée mais des acteurs engagés au service de la nation tout entière. La personne handicapée a un rôle à jouer. Le développement économique ne peut se faire en se passant de la force motrice de plus de 80 millions de personnes dans l’espace CEDEAO.

Cérémonie de clôture

Dans son mot de fin, le Président de la FOAPH a tenu à remercier la grande attention que tous les participants ont accordé à tous les panels. Il a salué la qualité des échanges et surtout la pertinence de la Déclaration issue des travaux. Il a chaleureusement félicité toutes les délégations qui ont répondu à son invitation.

La Directrice Générale de la Famille, a exprimé sa satisfaction devant la détermination des participants à donner un nouveau sens à l’action politique. Cette détermination est contenue dans la déclaration issue des travaux. Elle a souhaité un bon retour à toutes les délégations avant de clore les débats.

GRANDES ORIENTATIONS DU SYMPOSIUM

  1. La nécessité que les personnes handicapées s’engagent en politique
  2. Faire le plaidoyer pour rendre le code électoral inclusif surtout en mettant des conditions qui favorisent la candidature et le vote des personnes handicapées
  3. Dans la mesure du possible, avoir un quota pour la représentation des personnes handicapées dans les institutions de la république
  4. Promouvoir la nomination des personnes handicapées aux postes politiques et administratifs

Des promoteurs des centres de formations et employeurs des services publics et privés de la région des Plateaux prennent part du 2 au 4 novembre à Atakpamé, à un atelier de formation sur la gestion du handicap sur les lieux de travail.

La formation est organisée par l’association Action Egalité de Chance Pour Tous (Ac.E.P.T) avec l’appui technique de la Fédération Togolaise des Associations de Personnes Handicapées (FETAPH) et le soutien financier de l’ONG Américaine USAID. Elle est un volet du projet « d’atténuation de l’impact économique du covid-19 sur les jeunes handicapés au Togo ». L’objectif est d’encourager et permettre une meilleure formation et insertion professionnelle des personnes handicapées dans les centres et services.

Les discussions vont porter sur les pratiques et expériences en matière de formation professionnelle et d’employabilité des personnes handicapées. Les participants vont échanger avec les facilitateurs sur les modules tels que les devoirs des employeurs et des formateurs vis-à-vis des personnes handicapées, le concept du Handicap, accessibilité et aménagement raisonnable des salles et bureaux. Ils vont également être édifiés sur l’insertion professionnelle des personnes handicapées, l’adaptation des postes de travail et de formation pour les différents types de handicap ainsi que les textes nationaux et internationaux en matière de formation et d’emploi des personnes handicapées.

Le président de l’association (Ac.E.P. T), Justin Akakpo a souligné que la finalité de cette activité est d’amener les employeurs et promoteurs de centres de formation à accueillir dans leurs services, les personnes handicapées dans de meilleures conditions. Il a invité l’assistance à s’approprier le concept du handicap pour le bien-être des personnes vivant avec un handicap.

La représentante du préfet, Mme Sena Akuessi a félicité les initiateurs de ce projet qui vient soutenir les efforts du gouvernement en matière d’employabilité et de création d’emplois pour les jeunes handicapés. Elle a convié les participants à apporter leur contribution à la gestion du concept de Handicap afin de « ne laisser personne de côté ».

Le projet « d’atténuation de l’impact économique du covid-19 sur les jeunes handicapés au Togo » couvre trois régions du Togo à savoir Plateaux, Kara et Savanes pour une durée de deux ans.

La Fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH) a lancé le projet « Atténuation de l’impact économique du Covid-19 sur les jeunes handicapés », le lundi 25 juillet à Atakpamé.

 

lancement a ATAKPAME Le projet atténuation de l’impact économique du covid-19 sur les jeunes handicapés au Togo

Financé par l’ONG USAID pour une période de deux ans, ledit projet concerne les villes de Dapaong, Kara et Atakpamé. Il entend renforcer l’employabilité et la création d’emplois pour les jeunes handicapés, en particulier les filles et les femmes. Il va accompagner et financer les jeunes et  les artisans handicapés qui ont fini leur apprentissage et manquent de moyens pour s’installer ainsi que des patrons handicapés déjà installés mais affectés par le Covid-19. Pour bénéficier de cet accompagnement, les candidats devront soumettre leurs micro-projets à la FETAPH pour analyse et étude.

La rencontre a permis de présenter les grandes lignes du projet aux acteurs locaux, définir les rôles et responsabilités des commissions d’appui à la mise en œuvre du projet et de mettre sur pied les organes de coordination. C’était aussi l’occasion d’entretenir les acteurs sur leur rôle et responsabilité en vue de la réussite dudit projet.

Le coordonnateur de la FETAPH, Analène Marc a indiqué que ce projet découle des recommandations d’une étude que sa fédération a réalisée en 2021 sur l’impact du COVID sur les personnes en situation de handicap. Il a ajouté que  cette étude a identifié un certain nombre de problèmes auxquels sont confrontées la plupart des personnes handicapées.  Il s’agit, d’après lui,  de la perte d’activités génératrices de revenus pour cause de maladie ou suite à des mesures préventives édictées par le gouvernement et l’accroissement de la pauvreté des personnes handicapées augmentant leur vulnérabilité au virus.

La présidente de l’Association « Action Egalité de chance pour Tous » (AcEPT) et le conseiller technique de la Chambre régionale des métiers (CRM)- Plateaux, respectivement MM. Akakpo justin et Kanman Lambert, ont relevé que cette initiative répond au principe clé de l’Agenda 2030 qui demande aux États de « ne laisser personne de côté». Ils ont, en outre, témoigné leur gratitude aux initiateurs du présent projet.

La République du Togo peut être l’un des premiers pays à ratifier le Protocole relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique, mais il faut des actions concrètes pour franchir l’étape finale, c’est-à-dire l’adoption et la ratification du protocole relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique. C’est à cet effet que la campagne “Monde Égalitaire” de Sightsavers, en partenariat avec l’Union Africaine et le Forum Africain des Personnes Handicapées (FAPH/ADF), a lancé une campagne régionale (africaine) le 29 octobre 2022, exhortant les Gouvernements et les dirigeants à adopter le protocole et à garantir le respect des droits des personnes handicapées. A l’occasion de la commémoration de la Journée Internationale des Personnes Handicapées (JIPH), nous, Fédération Togolaise des Associations des Personnes Handicapées (FETAPH), nous nous joignons à la campagne pour appeler le gouvernement du Togo à ratifier le protocole.

Le Protocole relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique vise à réduire des formes de discrimination qui touchent spécifiquement les personnes handicapées vivant en Afrique. Il complète les dispositions de l’actuelle Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Ce Protocole a été adopté en 2018 par l’Union Africaine. Il s’agit d’un protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (1981) visant à établir des normes et à promouvoir et protéger les droits de l’homme en Afrique. Pour que le protocole entre en vigueur, au moins 15 États membres doivent le signer et le ratifier. Jusqu’à présent 12 pays (Afrique du Sud, Angola, Burkina Faso, Cameroun, Gabon, Mali, Malawi, Mozambique, République Centrafricaine, Rwanda. Niger et Togo) ont signé le protocole et l’Angola, le Burundi, le Kenya, le Mali et le Rwanda l’ont ratifié.

Le Togo est l’un des pays de l’Afrique de l’Ouest qui a fait de nombreux efforts dans la protection et la promotion des droits des personnes handicapées ces dernières décennies. Depuis 2020, différentes activités dans le cadre du projet ADP de l’UAFA ont été réalisées à savoir le recrutement de coordonnateur pays, l’élaboration de manuel de formation, la confession de supports de sensibilisation, les campagnes de sensibilisation et de plaidoyer, la mise en place de comité de plaidoyer, l’élaboration de l’avant-projet d’exposé de motif pour la ratification.

La  Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, après examen par ses services techniques de cet avant-projet d’exposé de motif s’en est approprié. Elle a donc enclenché le processus de la ratification par la transmission des documents nécessaires au secrétariat général du gouvernement. Rappelons que le Togo a déjà signé ce protocole le 22 mai 2019.

 

Mr N’KEKPO K.M. Dodzi Didier, Directeur de Programme de la fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH) « Nous sommes si près de franchir cette étape critique dans la protection des droits et de la dignité des personnes handicapées au Togo. Maintenant, plus que jamais, nous devons nous assurer que ceux qui ont été touchés de manière disproportionnée par la pandémie sont prioritaires et protégés ».

« Ce protocole est un instrument essentiel pour lutter contre la discrimination et l’inégalité et améliorer la vie de millions de personnes handicapées ».

« Nous comptons sur le gouvernement de la Togolais, à s’engager et prendre l’initiative de créer une Afrique plus sûre et plus accessible ».

Le Protocole relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique a été adopté en 2018 par l’Union africaine, pour lutter contre les formes de discrimination touchant les personnes handicapées vivant dans les pays africains. Il s’agit d’un protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (1981) pour établir des normes et promouvoir et protéger les droits de l’homme en Afrique. Pour que le protocole entre en vigueur, au moins 15 États membres doivent le signer et le ratifier. À ce jour, l’Angola, le Burundi, le Kenya, le Mali et le Rwanda l’ont ratifié, et plusieurs autres sont sur le point de le faire.

Pour ce faire nous encourageons le Secrétariat Général du Gouvernement à faire diligence pour inscrire l’examen de l’avant-projet de loi autorisant la ratification du protocole à l’agenda du Conseil des Ministres. Nous comptons vivement sur la représentation nationale qui autorisera dans les meilleurs délais le gouvernement à ratifier définitivement le protocole.

Pour plus d’information veuillez contacter: Jasmine Elphick-Pooley, responsable des campagnes médias, Sightsavers : jpooley@sightsavers.org

Sightsavers est une organisation internationale qui travaille dans plus de 30 pays pour prévenir la cécité évitable et lutter pour les droits des personnes handicapées. Notre vision est celle d’un monde où personne n’est aveugle pour des raisons évitables et où les personnes handicapées peuvent participer de manière égale à la société.

www.sightsavers.org

 

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Notes aux éditeurs :

Pour plus d’informations sur le Protocole africain sur les personnes handicapées, veuillez visiter : campaigning.sightsavers.org/ adp /

Pour accéder au Protocole africain sur le handicap, veuillez visiter : www.achpr.org/presspublic/publication?id=61

Les travaux de terrain de la cartographie du cinquième Recensement Général de la Population et de l’Habitat du Togo ont été officiellement lancés ce jeudi 22 Juillet 2021. La cérémonie a été couplée avec celle de la réception du premier lot de matériels acquis dans le cadre de ce 5ème RGPH.

Dans son discours de lancement, le Ministre Conseiller du Président de la République, M. Simfétchéou PRE, qui a présidé cette cérémonie au nom du Chef de l’Etat, a indiqué que « les travaux de terrain qui débutent après la présente cérémonie, vont mobiliser deux cent cinquante (250) agents cartographes dont cinquante (50) Chefs d’équipes recrutés selon les procédures de la Banque Mondiale. Ces agents cartographes ont bénéficié d’une formation sur les différents modules du 28 juin au 17 juillet 2021. L’évaluation faite à l’issue de cette formation a permis de s’assurer qu’ils se sont appropriés les enseignements reçus et sont à même de mener cette opération capitale avec succès. Ainsi, de juillet 2021 à  janvier 2022, soit sur une période de 6 mois, ces agents, placés sous l’autorité morale et administrative du Ministre de la Planification du Développement et de la Coopération et du Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires, seront chargés de parcourir tout  le territoire national en vue de l’enregistrement et la prise des coordonnées géographiques des infrastructures ainsi que des concessions puis relever le nombre de personnes vivant dans ces concessions », a-t-il ajouté.

Les agents déployés sur le terrain seront chargés, entre autres, de faire faire un découpage du pays en unités aréolaires dénommées Zones de Dénombrement (ZD) permettant un dénombrement exhaustif de la population et des infrastructures sociocommunautaires. Au regard de l’importance que revêtent les résultats de l’opération et du prochain dénombrement, Ministre a exhorté les agents cartographes à redoubler d’efforts et à donner le meilleur d’eux-mêmes sur le terrain, car du succès de cette opération, dépendra aussi la réussite de l’opération de dénombrement et la qualité des données de ce 5ème RGPH.

L’autre volet de cette cérémonie a été marqué par la réception officielle du matériel qui sera utilisé pour cette cartographie. Le matériel réceptionné n’est qu’une partie d’un lot de matériels destinés à la réalisation de l’opération du 5ème recensement dans notre pays. Il sera mis à contribution pour la collecte de données de la cartographie censitaire sur le terrain et plus tard du dénombrement de la population. Il est composé de matériel informatique (des tablettes numériques, des ordinateurs, des logiciels de cartographie, des équipements d’impression et d’autres accessoires) ainsi que du matériel roulant (125 motos dotées de casques) dont le tout est évalué à cent quarante-six millions huit cent mille (146 800 000) FCFA.

Le Ministre Pré a renouvelé, la gratitude du Gouvernement à tous les Partenaires techniques et financiers qui accompagnent le Togo dans la réalisation de ce projet. Il a adressé particulièrement ses remerciements à l’UNFPA, chef de file des Partenaires techniques et financiers du 5ème RGPH, à la Banque mondiale, à la Coopération allemande à travers la GIZ, à l’UNICEF et au PNUD pour leur appui technique et financier.

« Au vu de ces acquisitions et des avancées enregistrées dans le processus, l’UNFPA se félicite de la disponibilité et de la capacité de tous les partenaires techniques et financiers impliqués dans le financement du RGPH5, qui n’ont ménagé aucun effort pour la mutualisation de nos ressources et nos énergies respectives en vue d’assurer au Gouvernement togolais, un soutien conséquent pour la réussite de son 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat. » a précisé le représentant de UNFPA Togo.